Par une belle journée ensoleillée d’été, un dimanche, dans un village suisse isolé, on célèbre un baptême dans une ravissante vieille ferme. L’un des invités remarque une anomalie dans la structure du vénérable édifice : un poteau noirci, soigneusement intégré à un encadrement de fenêtre neuf et élégant. De là naît un récit, qui, tandis que le vieux grand-père sage, qui a passé toute sa vie dans la maison, entreprend de le raconter, prend un tour de plus en plus...
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Par une belle journée ensoleillée d’été, un dimanche, dans un village suisse isolé, on célèbre un baptême dans une ravissante vieille ferme. L’un des invités remarque une anomalie dans la structure du vénérable édifice : un poteau noirci, soigneusement intégré à un encadrement de fenêtre neuf et élégant. De là naît un récit, qui, tandis que le vieux grand-père sage, qui a passé toute sa vie dans la maison, entreprend de le raconter, prend un tour de plus en plus glaçant, sous les oreilles de son auditoire qui l’écoute dans un silence horrifié. Avec un seigneur des lieux d’une cruauté tyrannique et les villageois opprimés qui doivent le servir, une jeune femme irrévérencieuse prête à tout, un mystérieux étranger à la barbe rousse et au chapeau vert et, enfin et surtout, l’Araignée noire, ce récit est aujourd’hui aussi captivant et terrifiant qu’à l’époque où Jeremias Gotthelf l’écrivit, il y a plus de cent ans. L’Araignée noire peut se lire comme une parabole du mal qui réside dans le cœur ou du mal qui règne dans la société (Thomas Mann y voyait une préfiguration de l’avènement du nazisme), ou comme une vision, anticipant H. P. Lovecraft, de l’horreur cosmique. Quoi qu’il en soit, une chose est certaine : ce récit est d’une étrangeté inoubliable — Jeremias Gotthelf ; traduit par Susan Bernofsky. Publié à l’origine en allemand sous le titre Die Schwarze Spinne, à Krailling, près de Munich, par E. Wewel.
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