Le rôle et la fonction de la justice pénale dans une colonie conquise sont toujours problématiques, et le cas du Québec ne fait pas exception. De nombreux historiens ont suggéré qu’entre la Conquête et les Rébellions (années 1760-1830), les habitants « canadiens » du Québec boycottaient à la fois le système de justice pénale britannique et en étaient exclus. Magistrates, Police et People remettent en question cette vision simpliste de la relation entre le droit criminel et la société québécoise,...
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Le rôle et la fonction de la justice pénale dans une colonie conquise sont toujours problématiques, et le cas du Québec ne fait pas exception. De nombreux historiens ont suggéré qu’entre la Conquête et les Rébellions (années 1760-1830), les habitants « canadiens » du Québec boycottaient à la fois le système de justice pénale britannique et en étaient exclus. Magistrates, Police et People remettent en question cette vision simpliste de la relation entre le droit criminel et la société québécoise, proposant plutôt un regard neuf sur un accord complexe.
S’appuyant sur une recherche approfondie dans les sources judiciaires et officielles, Donald Fyson propose la première étude complète du fonctionnement quotidien de la justice pénale au Québec et au Bas-Canada. Se concentrant sur les justices de paix et leurs policiers, Fyson examine à la fois le système de justice pénale lui-même et le système en fonctionnement tel qu’expérimenté par ceux qui y participaient. Fyson soutient que, bien que le système fût fondamentalement biaisé, sa flexibilité constituait une source de pouvoir pour les citoyens ordinaires. En même temps, la justice pénale quotidienne offrait à l’État colonial et aux élites coloniales un moyen puissant, bien que souvent défaillant, d’imposer leur volonté à la société québécoise. Cette étude fascinante et controversée remettra en question de nombreuses interprétations historiques reçues, offrant un nouvel éclairage sur le système de justice pénale du Québec des débuts.
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