Alan Gordon montre que si la mémoire individuelle est essentielle à la construction et au maintien de l’identité, la mémoire collective est un terrain de contestation : les coutumes et traditions officielles, les monuments, les sites historiques ainsi que la célébration des anniversaires et des festivals contribuent à ordonner les perceptions individuelles et collectives du passé. La mémoire collective est donc le produit de rivalités et de conceptions du passé élaborées dans la sphère publique, qui parlent avant tout des...
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Alan Gordon montre que si la mémoire individuelle est essentielle à la construction et au maintien de l’identité, la mémoire collective est un terrain de contestation : les coutumes et traditions officielles, les monuments, les sites historiques ainsi que la célébration des anniversaires et des festivals contribuent à ordonner les perceptions individuelles et collectives du passé. La mémoire collective est donc le produit de rivalités et de conceptions du passé élaborées dans la sphère publique, qui parlent avant tout des structures de pouvoir. Elle mobilise des événements historiques dans le but d’orienter les souvenirs partagés vers un récit cohérent qui aide les individus à trouver leur place au sein d’identités collectives plus vastes. La lutte autour des mémoires collectives comporte une dimension d’exclusion qui façonne l’altérité selon les préférences idéologiques des cultures dominantes. Gordon montre qu’à Montréal, les voix des différentes communautés ethniques, des classes sociales et des genres se sont efforcées de faire valoir leurs propres revendications de légitimité.--Jaquette du livre. Alan Gordon. Comprend des références bibliographiques et un index.
Catégories :
- Politique et sciences sociales