L’intrépide voyageur, écrivain et humoriste Michael Palin suit la trace de deux expéditions menées aux confins du monde par le HMS Erebus de la Royal Navy. Il revit ces voyages et enquête sur le navire lui-même, perdu lors de la dernière expédition Franklin et retrouvé en 2014 grâce aux connaissances des Inuits. L’histoire d’un navire commence après la défaite de Napoléon à Waterloo, à une époque où la Grande-Bretagne possédait plus de navires bombardiers qu’elle n’avait d’ennemis. La coque robuste...
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L’intrépide voyageur, écrivain et humoriste Michael Palin suit la trace de deux expéditions menées aux confins du monde par le HMS Erebus de la Royal Navy. Il revit ces voyages et enquête sur le navire lui-même, perdu lors de la dernière expédition Franklin et retrouvé en 2014 grâce aux connaissances des Inuits. L’histoire d’un navire commence après la défaite de Napoléon à Waterloo, à une époque où la Grande-Bretagne possédait plus de navires bombardiers qu’elle n’avait d’ennemis. La coque robuste et renforcée du HMS Erebus et celle d’un autre navire bombardier, le HMS Terror, les rendaient aptes à découvrir ce qui se trouvait aux extrémités les plus froides du globe. En 1839, l’Erebus fut choisi comme navire amiral d’une expédition chargée de s’aventurer vers le sud pour explorer l’Antarctique. Sous la conduite du charismatique James Clark Ross, lui et le HMS Terror naviguèrent plus au sud que quiconque ne l’avait jamais fait. Mais l’Antarctique ne fit jamais vibrer l’imagination nationale ; ce dont la marine britannique avait désormais besoin, c’était de confirmer sa supériorité en découvrant une fois pour toutes une route à travers le passage du Nord-Ouest. Sir John Franklin fut choisi pour diriger la mission. À 59 ans, beaucoup le jugeaient trop âgé pour une expédition aussi périlleuse. Il prit néanmoins la mer avec ses hommes, pleins d’assurance, sur la Tamise, en avril 1845. Approvisionnés pour trois hivers dans l’Arctique, l’Erebus, le Terror et les 129 hommes de l’expédition Franklin furent aperçus en route vers l’ouest par deux baleiniers, à la fin du mois de juillet. Personne ne les revit jamais. Au fil des ans, de nombreuses tentatives furent entreprises pour découvrir ce qui avait pu se passer — et les premiers corps furent finalement retrouvés dans des tombes peu profondes, confirmant que les explorateurs avaient connu un sort effroyable : mourir de faim et du scorbut en abandonnant les navires pris dans les glaces. Pendant des générations, le mystère de ce qui était arrivé aux navires perdura. Puis, le 9 septembre 2014, une nouvelle presque incroyable fut annoncée : le HMS Erebus avait été découvert à trente pieds sous les eaux arctiques par un navire d’exploration de Parcs Canada. Palin revient sur l’histoire de l’Erebus à travers les motivations différentes des deux expéditions, l’une scientifique et couronnée de succès, l’autre nationaliste et désastreuse. Il examine le passé à l’aide des nombreuses archives historiques et se rend aujourd’hui dans les lieux où résonne encore l’écho de l’Erebus, depuis le chantier naval où il fut construit jusqu’à la Tasmanie, d’où partit l’expédition antarctique, et aux îles Malouines, avant de gagner l’Arctique canadien afin de se faire une idée des conditions qu’ont dû affronter les marins affamés et titubants en abandonnant leurs navires à la glace. Et bien sûr, cette histoire a un avenir. Il repose à dix mètres sous les eaux du golfe Reine-Maud, au Nunavut, où de nombreux secrets attendent d’être révélés.
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